Ode au quartier de la Médina

(Lu en 2 minutes)
Dsc00051
Le 29 juillet 2016 Rubrique: Ndakaaru

Partager cet article par email





Ode à Medina

Quartier des artistes par excellence, paré de mille couleurs, populaire et culturel, Médina est comme un concentré de l’âme sénégalais, avec ses surprises à chaque coin de rue. A Médina, j’aime me perdre. Il y a toujours une fresque, un graph, un artisan, nouveaux, à découvrir.

La magie de Médina commence dès le marché aux poissons de Soumbédioune.

 Mention spéciale aux moules grillés au feu de bois, à déguster sur place en fin d’après midi en regardant accoster les pirogues qui reviennent de la pêche, avant de se laisser glisser entre les entrailles du berceau de nos plus grands artistes, aussi terreau de l’art de demain, historique et surprenant.

Le plus beau c’est que les murs vivent.

D’un mois sur l’autre ils évoluent, changent de couleur, et jamais on ne peut parcourir la Médina sans être à un moment surpris. L’inspiration des artistes est une vibration qui habite ce quartier populaire vibrant nuit et jour d’activités diverses, de l’artisanat aux discothèques, du marché Thilène aux commerces de la Rue 8.

Le seul défaut de Medina, c’est que le silence n’y existe pas.

C’est à Médina qu’on trouve une boulangerie ouverte 24/24, la boite de nuit la plus populaire de Dakar, et un espace culturel des plus créatifs… Nuit et jour les rues vivent, le spectacle du quotidien est permanent. Belle énergie de travail, dans tous les domaines, de persévérance, et de savoir-faire dans bien des domaines.

Quand je veux reprendre confiance dans l’émergence du Sénégal, c’est à Médina que je cherche l’espoir. Et je l’y trouve, car toute cette énergie créative ne peut pas être vaine.

On rame si fort qu’on ne peut que voir la lumière, à force.

Voir tous les articles de Laure Malécot

Un peu plus de lecture...